Avec l’intelligence artificielle qui consomme de plus en plus d’énergie dans le monde, les déploiements majeurs d’entraînement IA nécessitent une stabilité que les fournisseurs d’énergie traditionnels peinent à garantir. Cette stabilité provient des batteries stationnaires de stockage d’énergie, un domaine où Tesla Energy excelle avec des déploiements massifs.
Aujourd’hui, Tesla Energy marque deux jalons consécutifs : alimenter le plus grand superordinateur du monde à Memphis pour xAI, et soutenir le cerveau de la prochaine génération de conduite autonome complète (FSD) à son usine Giga Texas. En France et en Europe, où Tesla renforce sa présence avec des projets comme la Gigafactory Berlin en Allemagne, ces avancées soulignent l’importance croissante des solutions énergétiques durables pour l’IA, alignées sur les objectifs européens de transition énergétique et d’indépendance électrique.
Colossus 2 : 585 Millions de Dollars de Batteries
L’échelle impressionnante du superordinateur Colossus 2 de xAI – déjà le plus puissant au monde – est désormais complétée par un système de batteries tout aussi gigantesque. xAI et Tesla Energy ont récemment achevé l’installation d’environ 600 Megapacks sur le site de Memphis, dans le Tennessee.
Cela représente environ 2,3 GWh de capacité de stockage d’énergie. Pour donner une idée, c’est suffisant pour alimenter une petite ville – ou pour soutenir la charge massive du réseau requise par plus de 100 000 GPU NVIDIA H100 et H200 sur place.
Sur la base des prix actuels de Tesla Energy, cela équivaut à environ 585 millions de dollars, en faisant l’un des plus grands projets de stockage d’énergie par batteries au monde. Contrairement à un projet utilitaire classique pour le réseau, ces batteries ne servent pas à l’arbitrage énergétique.
Elles agissent plutôt comme un tampon critique pour Colossus et Colossus 2, garantissant que les pics de consommation d’énergie lors des entraînements IA n’instabilisent pas le réseau local ni ne causent de baisses de tension pendant les charges de calcul maximales. En France, où les fluctuations énergétiques liées au nucléaire et aux renouvelables sont courantes, de telles solutions pourraient inspirer des déploiements similaires pour soutenir l’IA européenne.
Cortex 2 à Austin
Pendant ce temps, à Austin, le matériel pour entraîner la prochaine génération de FSD – tant pour la conduite non supervisée que pour Optimus – arrive sur site.
Des images de drone capturées par l’observateur de Giga Texas, Joe Tegtmeyer, confirment que Tesla a commencé à recevoir des Megapacks pour son nouveau superordinateur Cortex 2. Le nouveau cluster Cortex 2 devrait être un superordinateur de 500 MW, principalement axé sur l’entraînement pour Optimus.
Les systèmes de refroidissement de Cortex 2 (Partie 1 & 2) progressent rapidement à Giga Texas aujourd’hui, avec la Partie 1 équipée de 4 des 6 enceintes de ventilateurs, des systèmes de tuyauterie et même certains segments de murs extérieurs installés. La hauteur globale de ce refroidisseur est significativement plus élevée que celle de Cortex… pic.twitter.com/HRZxe8qyM1 — Joe Tegtmeyer 🚀 🤠🛸😎 (@JoeTegtmeyer) 20 janvier 2026
L’arrivée des Megapacks indique que Tesla se rapproche du moment où l’installation sera mise sous tension pour la première fois. Tout comme à Memphis, ces batteries stabiliseront la charge énergétique massive de 500 MW nécessaire pour entraîner des réseaux neuronaux de bout en bout, permettant à Optimus de naviguer dans les usines, d’effectuer des tâches complexes, et plus encore. Pour le marché français, cela pourrait accélérer l’adoption de robots autonomes dans l’industrie automobile, où Tesla vend déjà des milliers de véhicules électriques par an.
Surmonter les Limites du Réseau
Ces deux projets mettent en lumière un goulot d’étranglement dans la course à l’IA : l’énergie. Alors que xAI et Tesla s’efforcent de construire ces clusters d’entraînement massifs, le facteur limitant n’est plus seulement l’obtention d’allocations de GPU chez NVIDIA. C’est plutôt de trouver une quantité suffisante d’électricité stable pour les faire fonctionner.
En intégrant verticalement le stockage par batteries avec le calcul, Elon Musk construit essentiellement sa propre infrastructure utilitaire pour contourner les limitations du réseau. En Europe, où les contraintes énergétiques sont accentuées par les transitions vers les renouvelables, cette approche pourrait influencer les politiques françaises en matière d’IA et d’énergie, favorisant des partenariats avec Tesla pour des data centers durables.



